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Mercredi 21 Février 2018, 14:25 Le J2R.com, le site du Journal de la Rechange et de la Réparation : actualités auto, après-vente, services, équipementiers.
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Créée par Franck Millet, associé à plusieurs partenaires, la start-up Newsdis lance Otop, un concept de vente de pièces innovant, conjuguant le meilleur du web et du commerce physique. Cassant les codes d'un marché jugé trop rigide, le modèle promet une politique tarifaire attractive au service de la compétitivité des réparateurs.
Avec Otop, Newdis veut révolutionner la vente de pièces de rechange

Otop veut couvrir à terme 10 à 30 % des achats du réparateur.

Deux ans après son départ remarqué de la direction générale de Doyen Auto, Franck Millet retrouve le marché de la distribution de pièces de rechange avec un concept inédit, baptisé Otop. Le principe ? Un canal de vente associant les atouts du e-commerce et de la distribution physique. Autrement dit, un modèle alliant la politique tarifaire des pure players avec la qualité de service et la proximité d’un réseau physique.

"Moins cher qu’Oscaro"

Dans le détail, Otop s’appuie sur un circuit logistique ultra-court : une plateforme nationale, située à Orléans et stockant 35 000 références (121 lignes de produits), alimente un maillage de centres de distribution locaux, chargés de livrer les réparateurs. Otop réduit ainsi les intermédiaires et affiche une structure tarifaire attrayante avec des prix inférieurs de 30 % à ceux d’un grossiste traditionnel. Mieux : Otop promet d’être "moins cher qu’Oscaro et Mister-Auto" !

Mais le modèle n’est pas sans faille. Pour garantir le meilleur rapport disponibilité / prix ainsi qu’un taux de service optimal, Newdis a sélectionné une offre unique par application. Les ateliers se verront donc imposer une marque pour chaque référence commandée sur la plateforme otop.pro. Autre contrainte : aucun délai de paiement ne sera accordé aux réparateurs. Ces derniers devront, en outre, se défaire de leurs (mauvaises ?) habitudes : fini le H+2 ou le H+4, les pièces ne seront livrées qu’en J+1. "C’est un délai suffisant pour accompagner les évolutions structurantes du marché de l’entretien-réparation. Aujourd’hui, l’automobiliste subit de moins en moins son entretien. La qualité des véhicules s’est améliorée, on fait plus de préventif que de curatif", explique Franck Millet.

De g. à d. : Michel Delville, Franck Millet, Harry Pottiez et Raphaël Auquier.

Otop vise un réseau de 181 centres

A défaut de se voir offrir plusieurs livraisons quotidiennes, les garages vont bénéficier d’une logistique performante, assurée par les centres Otop. Ces points de services assureront leur tournée de livraison quotidienne de 7h30 à 11h30, du lundi au samedi. Les cartons sont préparés par "repair job" (commande liée à l’ordre de réparation) avec indication de l’immatriculation du véhicule. S’ils le souhaitent, les réparateurs pourront aussi retirer par eux-mêmes leur colis au centre Otop grâce à un service de retrait accessible 7h à 22 h, 7j/7. Ils économiseront par la même occasion les frais de livraison (6,90 euros). Du côté du SAV, Otop joue là encore la simplicité : les retours sont illimités et gratuits pendant 15 jours. L’atelier est crédité immédiatement sous réserve de conformité et d’expertise.

Fort de ce modèle innovant, Newdis espère rapidement séduire les ateliers. Deux populations sont principalement visées : les MRA et agents (19 000 cibles). Mais pour parvenir à leurs objectifs, Franck Millet et ses associés devront dans un premier temps construire leur réseau de centres Otop, qui sera développé essentiellement en franchise. Au total, 181 zones de chalandises ont été identifiées avec un potentiel de 1,2 million d’euros de chiffres d’affaires annuel. "Nous espérons réaliser 42 ouvertures dès cette année et compléter notre maillage dès 2020", précise Franck Millet. Pour construire ce maillage, Newdis s’appuiera sur une équipe d’animateurs réseau ainsi qu’un cabinet expert en franchise.

S’ils se montrent ambitieux, visant une part de marché nationale de 3,5% à horizon quatre ans, Franck Millet et ses partenaires n’en restent pas moins prudents. Conscients que leur modèle ne séduira pas tous les ateliers, ceux-ci se positionnent avant tout comme une solution d’approvisionnement alternative. "Notre objectif, c’est de fournir le juste nécessaire du réparateur. Il y a une niche sur le marché que nous souhaitons occuper", conclut le dirigeant. 

 

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